Pesticides et riverains, assez de tartufferies !

Jamais  l’exposition des riverains aux pesticides n’a  occupé tant d’espace dans la sphère médiatique. Les arrêtés municipaux anti-pesticides qui se multiplient y sont pour beaucoup. Ils reflètent l’inquiétude grandissante d’une société civile informée et d’une réelle volonté politique de certains édiles de protéger la santé de leurs concitoyens. Ces arrêtés qui menacent d’engorger les tribunaux administratifs commencent à inquiéter le pouvoir en place. C’est d’ailleurs la première fois que le ministère de la santé cosigne un Communiqué de presse aux côtés de celui de l’agricultre. 

La présence du Ministère de la santé, grande absente sur ces questions pourrait être une raison de se réjouir, si l’on avait pas entendu Madame Buzin réciter un argument du manuel Monsanto et menacer du retour de maladies et ravageurs disparus pour justifier l’utilisation des pesticides.

Alerte aux Toxiques travaille et collabore depuis plusieurs années avec d’autres organisations locales sur la question de l’exposition des riverains, une notion absente des textes règlementaires. La définition  de cette notion par l’ANSES  a le mérite d’exister et de cadrer « ceux qui travaillent habitent ou fréquentent les zones de culture et ceux qui s’y trouvent de manière fortuite.

Lettre au Préfet pour la protection des élèves du département 

Demande de rendez-vous au Préfet suite à la Marche Blanche

Travail avec Loïc Prud’homme, Député sur proposistion de loi de Zones tampons 200 mètres sans CMR.

La vérité sur l’intoxication des élèves de Villeneuve de Blaye en mai 2014

Audition par la mission de préfiguration d’un dispositif d’indemnisation des victimes des pesticides

Si Alerte aux Toxiques a tenu à adresser courrier de soutien au Maire de Langouët, auteur du premier arrêté anti-pesticides, il n’en a pas été de même pour la mairesse de Parempuyre. La raison de cette différence de traitement s’explique par les  positionnements respectifs des élus : Daniel Le Cueff a interdit l’utilisation de tous pesticides de synthèses à moins de 150 mètres de toutes habitations ou bâtiment professionnel, dans son arrêté, la commune bretonne est engagée dans l’agriculture Bio depuis 20 ans. Béatrice de François a elle  interdit l’utilisation des produits issus de la chimie de synthèse et les produits de traitements Bio.

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Elle abonde ainsi dans le sens du ministre de l’Agrochimie, Didier Guillaume qui impose une confusion dangereuse entre chimie de synthèse et traitements Bio et qui déplace ainsi le cœur du débat. Son annonce de 3, 5 ou 10 mètres en distance de sécurité est une tartufferie indigne d’un ministre qui a déjà beaucoup marqué les esprits dans la société civile. Tant la notion de présence des  pesticides dans l’air que nous respirons (Enquête ATM0 2018),  dans les sols, les cours d’eau, jusque dans les cordons ombilicaux des enfants à naître est connue de la société civile.

Ces ZNT permettraient par ailleurs à la FNSEA d’agiter son chiffon rouge et de crier au scandale à propos d’une mesure qui empêcherait les agriculteurs de travailler en les privant de leur outil de travail.

Néanmoins, la réalité et la diversité des professionnels est  à prendre en compte. si ces ZNT éatient appliquées, les propriétaires de petites parcelles ne pourraient plus travailler, n’en seraient capables que ceux qui ont de grandes parcelles, de grandes propriétés. Les petites propriétés à taille humaine et familiale n’auraient alors aucun avenir économique et ne subsisteraient que les grands propriétaires.

Une fois pulvérisées de pesticides, qu’adviendra-t-il de ces parcelles ? les propriétaires y installeront barbelés, miradors et toute personne non-professionnelle sera tenue à distance ? Non seulement cela cliverait encore plus le monde agricole et les riverains mais cela évincerait discrètement la question de l’exposition des salariés. Les buses anti-dérives présentées comme outil innovant existent en réalité depuis les années 80. Elles permettent surtout la récupération du produit et ne garantissent en aucun cas une déperdition des micro gouttelettes dues à une dérive inévitable.

Alerte aux Toxiques ne soutient pas ce projet d’agriculture où la cohabitation avec les autres activités humaines est impossible.

La vraie question est bien la nature des produits et non les distances de sécurité. Il y a une différence cruciale entre les produits issus de la chimie de synthèse et les produits de produits de traitements Bio :  les risques de contracter certaines pathologies. Les risques entre des produits Cancérogènes, Mutagènes Reprotoxiques, perturbateurs endocriniens, SDHI et des risques comme de réactions cutanées, démangeaisons, problème autour de la sphère ORL ; encore faudrait-il coller son nez aux buses du matériel de pulvérisations.

Les études établissant les liens entre pathologies lourdes et irréversibles et pesticides de synthèse sont aujourd’hui connues de tous, ne serait-ce que la méta-étude de l’INSERM DE 2013. En revanche, à ce jour il n’existe pas de lien établi entre ces pathologies et produits de traitements Bio.

Non aux Zones de Non Traitement !

Oui aux Zones de Traitements Aménagés et à la cohabitation.

Des mesures concrètes et faciles à mettre en œuvre existent :

La suppression immédiate des pesticides les plus dangereux, les CMR, PE et SDHI est une mesure que nous réclamons depuis longtemps et pour laquelle nous avons mis à disposition une aide technique et gratuite à la disposition des vignerons qui souhaitent modifier leurs pratiques : Zéro CMR des calendriers de traitements du vignoble sans CMR qui sont en réalité un deux en un : 1ère année, suppression des CMR, 2ème année, suppression des pesticides de synthèse, les traitements restants sont tous issus homologués agriculture Bio.

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Le traitement en Bio des parcelles qui entourent les 130 écoles de Gironde doit être imposé :  Les enfants ne peuvent pas baigner dans les vapeurs de dangereuses substances pour leur santé d’avril à septembre chaque année. Les délais de ré-entrée des produits doivent être prises en compte pour les enfants scolarisés. Elle doit être étendue à tous les lieux qui accueillent du public.

 

 

D’autres mesures comme des installations de manchons à air visant à rendre public le contrôle de la vitesse du vent, l’implication des mairies dans l’information des jours  des dates de pulvérisations pour les riverains

Si ces mesures ont l’avantage d’établir un cadre, elles constituent aussi un moyen d’entamer un changement de pratique pour aller vers une agriculture respectueuse de la santé de l’homme et de l’environnement, du producteur au consommateur, seule  agriculture viable pour l’avenir. Elles permettent par ailleurs de calmer les tensions entre professionnels et non-professionnels.

Elles doivent être accompagnées d’aides des institutions de la filière viticole locale, de la Région et  du département ces institutions ont un rôle a jouer dans cette transition. Ces mesures peuvent être une véritable locomotive qui permettrait d’assurer l’avenir économique des professionnels et l’attractivité d’un territoire sain.

Il y a de la place pour tout le monde sur le territoire,

l’agriculture de cohabitation est possible.

la consultation publique lancée par le gouvernement est une parodie de démocratie participative  comme toutes les précédentes dont les contenus resteront indisponibles au public. à Alerte aux toxiques nous détestons la politique de la chaise vide qui est indéfendable à nos yeux, aussi cette publication sera envoyée pour la consultation publique.

Communiqués  de presse :

Communiqué de presse AAT, CIMP, APHG, CAP Communiqué de presse chartes

Alerte des Médecins sur Les Pesticides, « pesticides Pesticides et riverains : le gouvernement s’enferme dans le déni »

Confédération Paysanne de Gironde Non aux ZNT, « Oui à de vraies mesures de protection des riverains ! »

Lettre de l’AMLP adressée à l’ANSES et à l’ARS lettre à l’anses et ARS

Collectif Infos Médoc Pesticides, « Pour le Collectif Info Médoc Pesticides, la seule alternative possible c’est l’interdiction des pesticides de synthèse »

Alerte Pesticides Haute Gironde, Le bal des hypocrites

Générations futures, dossier Charte

Nous voulons de coquelicots, 5 ou 10 mètres des habitations ? Vous vous foutez de nous !

Collectif des maires anti-pesticides : https://www.maireantipesticide.fr/?fbclid=IwAR27CdWAqcs8Ug1DxHcIoB3MLsu5fleHdUsTDUSaWoYmxgaUBswlIp83T_kz

Presse :

France 3, Itw Valérie Murat  Distances de 5 à 10 m entre champs et habitat, une tartufferie selon les anti-pesticides

France Infos, Itw Pierre Michel Périnaud  Pesticides : « On a maintenant un certain nombre de faits scientifiques qui prouvent qu’il y a des pathologies chez les riverains »

Nostalgie Bordeaux Valérie Murat

Et parce qu’il vaut mieux en rire …une chanson Empoisonne-moi – La chanson de Frédéric Fromet

Pesticides, 5 associations demandent des mesures concrètes, Haute-Gironde 27 Septembre 2019 article HG 27_09

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