Retrait du Basta F1 de Bayer par l’Anses, exemple concret d’un système piégé.

l’Anses a annoncé jeudi le retrait de l’autorisation de mise sur le marché en France de l’herbicide Basta F1 de Bayer « estimant que des risques pour la santé humaine ne pouvaient être exclus. »
bayer

https://www.anses.fr/fr/content/l%E2%80%99anses-proc%C3%A8de-au-retrait-de-l%E2%80%99autorisation-de-mise-sur-le-march%C3%A9-du-basta-f1-un-produit

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/retrait-de-l-autorisation-en-france-d-un-herbicide-de-bayer_117766?xtor=RSS-15&utm_medium=social&utm_source=twitter

Le Basta F1 est l’unique préparation commerciale à base de glufosinate-ammonium, elle est sur le marché français depuis le 01/10/1990, 27 années.
Pourquoi l’Anses et avant 2015 le Ministère de l’agriculture ; l’ont autorisé depuis 27 ans avec un tel pédigrée ?
H302 nocif en cas d ‘ingestion
H311 toxique par contact cutané
H318 provoque des lésions oculaires graves
H360Fd peut nuire au fœtus, à la fertilité (+ voie d’exposition )
H373 risque présumé d’effets graves pour les organes (listés) à la suite d’exposition répétées ou d’une exposition prolongée (+ voie d’expo)
* source Acta et e-phy
Depuis que la mission d’homologation des pesticides a été confié à l’Anses par le ministère de l’agriculture en 2015, 147 préparations commerciales ont été retirées du marché.

Mais parallèlement, de nouvelles préparations commerciales ont été récemment  homologuées, dont certaines classé C2 et H351, cancérogène probable, peut provoquer le cancer comme le Yaris et d’autres, néonicotinoïdes comme le Closer et le Transform.

Générations Futures a d’ailleurs déposé ce vendredi 27 octobre  deux recours en justice contre les autorisations de mise sur le marché délivrées par l’ANSES de deux insecticides contenant le  néonicotinoïde Sulfoxaflor.

Comment l’Anses peut elle justifier ces récentes homologations de nouveaux produits classés alors que des produits de substitution non CMR existent et sont disponibles sur le marché ?
Comment l’Anses peut accorder un délai d’écoulement des stocks alors qu’elle reconnait que « les risques pour la santé humaine liés à l’exposition au glufosinate ne peuvent être exclus pour la santé des agriculteurs l’utilisant et des personnes à proximité des lieux traités » ?
Comment l’Anses peut justifier une autorisation d’empoisonner pendant encore trois mois à Bayer pour amasser des profits ?
Comment envisage-t elle la  possibilité d’empoisonnement pendant encore 9 mois supplémentaires par  les agriculteurs ainsi que les personnes à proximité ?
Même si au delà de cette date limite, rien de les aura empêchés de stocker pour continuer à l’utiliser après l’interdiction, puisque aucun contrôle n’existe.
Et les stocks au-delà de l’interdiction, que deviendront-ils ? Comment seront-ils collectés, détruits ou vendus dans des pays en voie de développement ? Tout ce qui est interdit en France ou en Europe est encore autorisé là-bas ?
Ce système de règlementation comportant de nombreuses failles et insuffisances, piégé de l’intérieur, permet que les erreurs produites dans le passé comme avec l’arsénite du sodium se reproduisent.
Le système de gestion du risque d’un produit que l’on sait dangereux ou toxique est fallacieux. Glyphosate, Basta F1, Yaris, Closer Transform et tant d’autres…
A propos de cette homologation de 27 ans pour le Basta F1, il sera très vraisemblablement répondu que les phrases de risques sont indiquées sur les étiquettes des produits ainsi que les précautions d’usage, les utilisateurs étant informés, il sont donc les seuls responsables des effets néfastes possibles sur leur santé.
Bayer ose déclarer que l’Anses « prive l’agriculture d’une solution de désherbage reconnue utile, voire indispensable par certaines filières, alors même que des études démontrent la sécurité de l’utilisation du produit pour la santé lorsque les conditions d’utilisation sont respectées ». Aujourd’hui, chacun connait les méthodes et les pratiques de ces firmes prédatrices.
Peut être s’agit-il d’une basse manœuvre de l’ex IG Farben s’apprêtant a assurer ses arrières et/ou visant à détourner l’attention des révélations sur le glyphosate et le manque à gagner qui doit certainement donner des sueurs aux actionnaires qui ont prévu de racheter la firme qui détient le glyphosate, se disant finalement que c’est peut être plus une si bonne affaire.
27 ans que les actionnaires Bayer se gavent avec le Basta F1.
Plus de 60 ans que Monsanto et les firmes de l’industrie chimique se gavent avec le Glyphosate, des centaines d’autres substances actives qui composent les pesticides, dont des CMR des perturbateurs endocriniens, des néonicotinoïdes …des centaines et des centaines de préparations commerciales.
Des centaines et des centaines de victimes, passées et des centaines et des centaines à venir.
Plus de 60 ans que la bibliographie scientifique n’est pas prise en compte, par les organes de règlementation, que les monographies du Circ ne valent pas législation.
Stop au secret industriel !
Les monographies du CIRC doivent valoir législation en matière de santé publique !
Les agences sanitaires ne peuvent pas être les laquais de l’industrie chimique.

 

 

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